Il suffit parfois d’une ligne dans un registre municipal pour faire réapparaître un habitant de Bollène plus d’un siècle plus tard.
Dans une délibération datée de 1895, les Archives communales mentionnent « le Sieur Roux Hippolyte cafetier ». Le document concerne le règlement d’une facture sur les dépenses imprévues de la commune.
La formule est administrative, mais elle apporte une information précieuse : à cette date, un homme nommé Hippolyte Roux est explicitement identifié comme cafetier à Bollène.
Ce que l’archive permet d’affirmer — et ce qu’elle ne dit pas
Le document fournit un nom, une profession, une date et un contexte municipal. En revanche, cette seule pièce ne suffit pas à déterminer avec certitude l’adresse de son établissement, son enseigne ou la durée pendant laquelle il a exercé.
C’est précisément l’intérêt de travailler à partir des sources : distinguer les faits établis de ce qui doit encore être recherché.
D’autres documents peuvent ensuite être croisés : recensements, matrices, plans, annuaires, délibérations ou photographies anciennes. Chaque nouvelle pièce peut permettre de rapprocher un nom d’une rue, d’un commerce ou d’une famille.
Retrouver les anciens cafés de Bollène
La mention d’Hippolyte Roux s’inscrit dans un ensemble plus vaste. Les recherches menées dans les registres municipaux font apparaître d’autres cafetiers, le café de l’Hôtel de Ville, des redevances payées pour l’occupation de l’espace communal et même, en 1908, un débat sur l’ouverture des cafés jusqu’à minuit.
La vue numérisée du document de 1895 peut être consultée sur Archives Bollène.
Pour suivre l’enquête consacrée spécifiquement aux cafés et cafetiers bollénois, une page dédiée à Hippolyte Roux et au café à Bollène en 1895 rassemble cette piste avec les autres découvertes.
Une simple facture municipale devient ainsi un point de départ pour retrouver les visages, métiers et lieux qui animaient Bollène à la fin du XIXe siècle.
