La Ressourcerie de Mondragon a accueilli mercredi 9 septembre des élus du Syndicat des Portes de Provence, réunis dans la commune à l’occasion d’un comité syndical. La visite a permis de présenter le fonctionnement de la Ressourcerie, de la déchetterie située quartier Notre-Dame et de l’association d’insertion Le Pied à l’étrier.
Créé en 2004 et basé à Allan, dans la Drôme, le Syndicat des Portes de Provence regroupe sept communautés de communes et une communauté d’agglomération du Sud-Drôme, du Sud-Ardèche et du Nord-Vaucluse. Rhône Lez Provence en fait partie. Son président, Anthony Zilio, préside également le syndicat depuis le 21 mai.
95 % des apports valorisés
Les chiffres présentés couvrent la période comprise entre septembre 2021 et juin 2026. Sur cette période, 305 tonnes ont été apportées volontairement, 249 tonnes ont été collectées à domicile et 56 tonnes récupérées en container et en déchetterie.
La Ressourcerie affiche surtout un taux de valorisation de 95 %. Dans le détail, 75 % correspondent au réemploi, soit 464 tonnes d’objets revendus ou donnés. Le recyclage représente 20 %, avec 126 tonnes, tandis que les déchets ultimes se limitent à 5 %, soit 32 tonnes.
Plus de 61 000 passages en caisse ont également été enregistrés dans la boutique.
Le réemploi au cœur du fonctionnement
Samuel Ollivier, responsable de la Ressourcerie, a présenté aux élus le parcours des objets récupérés ainsi que le rôle de la boutique. Vêtements, livres, mobilier ou encore jouets peuvent y connaître une seconde vie. Il a également insisté sur la relation avec les habitants et sur le travail de pédagogie nécessaire autour du réemploi.
Réduire les déchets et maîtriser les coûts
Le Syndicat des Portes de Provence cherche à mutualiser les moyens de traitement des déchets, à développer l’économie circulaire et à réduire les déchets à la source. Il participe aussi à la gestion d’un centre de tri à Portes-lès-Valence et dispose d’une délégation de service public pour Syproval, à Malataverne.
Ce centre de préparation de combustible permet de diviser par deux les tonnages envoyés à l’enfouissement. Des pistes étudiées autour de Syproval pourraient générer 380 000 euros d’économies annuelles et jusqu’à 942 000 euros de nouvelles recettes par an.
